Ayako Miyawaki couverture

Ayako Miyawaki - Artiste invitée 2020

Ayako Miyawaki - Artiste invitée 2020 - Matière(s) à Voyager

Les appliqués poétiques d’Ayako Miyawaki présentés par la Galerie Frédéric Moisan 

Ayako MIYAWAKI [1905–1995] est une artiste Japonaise, mariée et mère de 3 enfants elle vivait à Nagoya. Son mari, Haru MIYAWAKI, très inspiré par les portraitistes occidentaux, était peintre.

Ayako Miyawaki 1

 C’est peu après la Seconde Guerre mondiale en 1945 qu’elle commença ses activités de création. Une fois libérée de la guerre dont elle dut protéger ses enfants, une envie de créer quelque chose surgit en elle. L’appliqué est le placement de différents pièces de matériaux sur une surface plus large pour créer un nouveau motif. Elle collectionnait et recevait de nombreux dons de tissus, qu’elle teignait et utilisait pour la création de ses appliqués. Le choix des tissus est primordial. Tel un peintre à la recherche de la couleur idoine, elle scrute avec attention chacun de ses tissus.

 Les appliqués étaient populaires à l’époque mais il s’agissait principalement d’imitation de motifs préexistants. Elle décida de créer ses propres modèles observés dans la nature en prenant les matériaux de tous les jours. Elle a mis toute son énergie dans la recherche d’une expression pleine d’humour et de simplicité. Son esthétique, inhérente à la culture japonaise, réside dans l’appréciation de la beauté du quotidien. En 1950,  première exposition dans un magasin à Nagoya, beaucoup de personnes devinrent des fans loyaux de son travail. En 1988, The Asahi Shimbun, grand quotidien japonais, l’aide à organiser de nombreuses expositions à travers le Japon.

Ayako Miyawaki 2

Elle commence à jouir d’une reconnaissance internationale à la fin de sa vie, exportant son œuvre au Musée des Artistes femmes de Washington (1991). Aujourd’hui, la majeure partie de son travail appartient au Musée de la ville de Toyota où une salle commémorative lui est dédiée. Tous ses tableaux sont signés par un A japonais cousu «  », représentant la première lettre de son prénom. C’est aussi l’équivalent de l’interjection « Ah ! » qui marque le bonheur pour créer ce qu’elle appelait un art de l’émerveillement.

Galerie Frédéric_Moisan

72 rue Mazarine, 75006, Paris

01 49 26 95 44 – [email protected]

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