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16/05/2012
Broderies afghanes à Palaiseau
Anne-Marie Bertrand ouvre son atelier au travail de brodeuses afghanes dans le cadre d'un projet d'entraide conçu par l'association Deutsche-Afghanische-Initiative qui permet d'assurer un revenu régulier à plus de 200 femmes et leur donne l'occasion d'exprimer leur créativité…
Où? 2, boulevard Diderot 91120 Palaiseau Quand? 19, 20 et 21 mai 2012 - De 10h30 à 18h Renseignements: 06 82 48 63 89 |
Musées, expositions...
Villa Rosemaine : exposition « Indiennes Sublimes », costumes et textiles imprimés des XVIIIe et XIXe siècle en septembre à ToulonDes collectionneurs provençaux exposent leurs plus beaux costumes et textiles anciens en indiennes. Ces toiles imprimées à la planche ou peintes considérées comme les ancêtres du coton imprimé, sont introduites pour la première fois en Occident à la fin du XVIe siècle via le port de Marseille. L'exposition « Indiennes Sublimes » retrace le parcours de ces trésors « exotiques » venus d'ailleurs par les Compagnies des Indes, et nous donne à voir parmi les plus belles et rares impressions textiles de l'habillement au quotidien, de la mode des siècles passés mais également des rares tentures des palais indiens, perses et asiatiques. A partir du 13 septembre à la Villa Rosemaine à Toulon
De l’Asie à l’Occident et de l’Inde à la Provence, l’exposition retrace le parcours singulier de l’indiennage au XVIIIe et XIXe siècles et des influences techniques et artistiques entre les civilisations.
Les compagnies des Indes ont créé un flux incessant d’échanges et de commandes spécifiques pour le goût occidental. Les indiennes traversent ainsi l’histoire des modes et des styles tout en labellisant les pratiques régionales. L’exposition nous est présentée grâce à la passion de collectionneurs provençaux qui ont réuni pour l’occasion une sélection de leurs plus belles pièces, rares bien sûr et véritablement... d’un autre monde. Palempore des Indes, Kalamkari de Perse, toiles imprimées de Nîmes, de Marseille ou de Jouy sont tous connus au XVIIIe siècle, sous le vocable d’Indienne, en référence à leur origine lointaine, ou de chintz en Angleterre. La tradition ancestrale des toiles de coton peintes ou imprimées à la planche de bois puis pinceautées, nous est arrivée de l’Orient et des Indes au XVIIe siècle. En Europe, seul les tissages de chanvre de laine et de lin habillaient le peuple, les classes dominantes portant les velours façonnés, brocard de soie et d’or et autres riches soiries tissées. Il est étonnant de constater qu’en Occident, l’impression sur étoffe est véritablement une invention « moderne ». Nous remontons le temps grâce à cette exposition, aux origines et à l’apparition du coton imprimé en occident à la fin du XVIIe siècle et à la naissance des compagnies d’importation occidentale. Les compagnies des Indes portugaises, anglaises, hollandaises puis françaises vont «déballer» en Europe et à Marseille (qui a occupé une place centrale dans ce commerce) des produits jusqu’alors inconnus : le café, les épices, les pierres précieuses et ... les indiennes initialement réservées à la noblesse ou à la riche bourgeoisie. Un produit de luxe donc, comme tout ce qui est rare et prisé. L’engouement en Angleterre, en France, tout comme en Provence, a été immédiat et le pouvoir central a dû interdire à plusieurs reprises l’importation des toiles peintes, tellement l’engouement et la fascination qu’elles produisaient menaçaient les industries locales. « Indiennes Sublimes » accorde aussi une place de choix aux premières « impressions » françaises et anglaises : de simples imitations dans un premier temps, pour devenir, grâce aux efforts technologiques et esthétiques, de véritables « labels ». Les manufactures se développent par centaines et les centres d’indiennage les plus célèbres en France débutent au XVIIe siècle à Marseille, Aix, Orange, puis à Jouy en Josas (célèbre manufacture royale), ainsi qu’à Rouen, Nantes, Nîmes, Beautiran et surtout en Alsace dont l’industrie florissante perdurera durant tout le XIXe siècle. De grands centres se développent à l’étranger, en Angleterre, premier producteur européen, mais aussi en Suisse, en Espagne et en Hollande qui a poursuivi l’importation des indiennes en quantités importantes. La Russie tsariste récupère sur le tard les technologies des industries françaises en déclin, et nombres d’ouvriers alsaciens s’expatrient en Russie à la fin du XIXe siècle pour apporter leur savoir-faire à un Empire qui s’étend jusqu’en Asie, aux portes de la Perse... Juste retour des choses. Et l’on comprend mieux aujourd’hui pourquoi les fameux manteaux de cérémonie en soie Ikatée d’Ouzbekistan en Asie centrale possèdent une doublure en coton imprimé qui ont un air... d’Alsace. Exposition Indiennes Sublimes : Indes, Orient, Occident Costumes et textiles imprimés des XVIIIe et XIXe siècles 13 sept 2011 - 10 janvier 2012 www.villa-rosemaine.com 22/06/2011
Jean philippe Tarot
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