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16/05/2012
Broderies afghanes à Palaiseau
Anne-Marie Bertrand ouvre son atelier au travail de brodeuses afghanes dans le cadre d'un projet d'entraide conçu par l'association Deutsche-Afghanische-Initiative qui permet d'assurer un revenu régulier à plus de 200 femmes et leur donne l'occasion d'exprimer leur créativité…
Où? 2, boulevard Diderot 91120 Palaiseau Quand? 19, 20 et 21 mai 2012 - De 10h30 à 18h Renseignements: 06 82 48 63 89 |
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Quilts amish et mennonites de 1850 à nos joursEn 2005, L'Aiguille en Fête proposait une grande exposition sur les quilts Amish et Mennonites. En 2006, Jacques Légeret expose ses collections au musée de Clermont-Ferrand.La collection Jacques et Catherine Légeret
Une couverture de lit (quilt ou patchwork) peut-elle être considérée comme une oeuvre d’art ? Bien malgré elles, les femmes des communautés amish d’Amérique du Nord répondent par l’affirmative.
Transcendant des règles strictes de vie établies en Alsace aux 16e et 17e siècles, ces femmes ont donné leurs lettres de noblesse à ce que l’on peut appeler trivialement « l’art de la récupération » ou, plus précisément, si l’on connaît leur mode de vie, « l’art de l’économie ». Au cœur de l’Amérique technologique, les Amish vivent une culture étonnante, totalement différente de celle des Américains : refus absolu de la violence, de la compétition, de l’individualisme et choix très sélectif - voire restrictif- de la technologie moderne. Il s’agit en fait d’une véritable contre-culture. Le quilt amish est le reflet culturel de ces étonnantes communautés qui nous intriguent et posent des questions auxquelles nos sociétés modernes ne savent pas toujours répondre. Les femmes amish ont su, à partir d’un objet purement utilitaire, créer parfois de véritables œuvres d’art. Outre un surpiquage souvent très élaboré - véritable calligraphie pour les connaisseurs - ce qui caractérise un quilt amish est la création de lumière à partir de chutes de tissus souvent très sombres, dont on retrouve les couleurs dans les habits qui aujourd’hui encore sont entièrement confectionnés à la maison, en suivant des règles établies à la fin du 17e Siècle en Alsace ! Patchwork surpiqué, le quilt est reconnu aux USA comme un art majeur de la décoration et des dizaines de musées abritent les pièces les plus marquantes produites par les Amish et les Mennonites depuis 1840. Jacques Légeret est un des rares spécialistes mondiaux qui connaissent aussi bien le monde des Amish que celui des quilts. Pour la première fois, il développe une théorie originale sur l’origine de l’inspiration qui souvent habite les femmes amish lorsqu’elles créent leurs quilts. Présentation de Catherine et Jacques Légeret
Catherine, Jacques Légeret et leur fils David ont vécu plus de 22 mois -répartis en plusieurs séjours depuis 1986- dans des communautés amish de Pennsylvanie et de l’Indiana.
Catherine Légeret est professeur d’anglais au Collège Arnold Reymond, à Pully, Suisse. Jacques Légeret, journaliste indépendant, est l’auteur de deux ouvrages sur les Amish : - L’Enigme amish, Editions Labor et Fides, Genève, 2000 - Quilts amish et autres patchworks mennonites, Editions Labor et Fides, Genève, 2002 Conférencier reconnu, président du Jury du concours du Carrefour Européen du Patchwork 2003, Jacques Légeret est le seul expert européen connaissant à la fois le monde des Amish et l’art du patchwork. Depuis 1986, leur collection a été exposée partiellement en différents lieux (Suisse, France, Allemagne et Italie). Le Musée Bargoin département Tapis Arts Textiles présente la totalité de leurs pièces, auxquelles s’ajoutent leurs dernières acquisitions. Les Quilts Amish
S'ils lui ont donné ses lettres de noblesse, les Amish n'ont pas inventé le quilt dont l'origine remonte à l'Inde et à la Mésopotamie. Plus tard, le quilt connut un essor important en Angleterre et, naturellement, aux USA alors colonie anglaise.
Vers le milieu du 19e siècle, les femmes amish, au contact des paysannes « anglaises », furent séduites par cet art de la récupération qui correspondait parfaitement à l'austérité et à la frugalité de leurs communautés. Le mot quilt vient du latin culcita à savoir « sac rembourré », « matelas ou coussin ». Très vite cependant, le quilt fut utilisé comme couverture de lit. En anglais américain, le verbe to quilt (piquer) a donné son nom à cet assemblage de tissus. Au patchwork, qui est l'assemblage de tissus, le quilt a donc ajouté un surpiquage qui en fait l'originalité. Ce piquage, ou surpiquage, outre qu'il permet de tenir unies deux couches de tissus (quilts d’été) ou trois couches (quilts d’hiver), ajoute à l'ensemble un aspect visuel qui a souvent débouché sur un véritable art. Pour les femmes amish, le quilt est simplement une couverture de lit que l'on confectionne à l'occasion d'un mariage, d'une naissance ou pour aider quelqu'un à payer des factures, médicales notamment (la communauté refuse en effet toutes les assurances sociales). Le quilt amish est aisément reconnaissable par le fait qu'on y utilise uniquement des couleurs unies correspondant à la couleur des habits de la communauté, à l'exclusion des tissus imprimés considérés comme « frivoles ». Le carré, le triangle et le losange sont à la base du quilt amish, étant entendu que cette communauté respecte le commandement biblique disant: « Tu ne te feras pas d'image taillée » (Exode 20:4). Les amateurs de quilts les utilisent aussi bien sur des lits que comme applications murales qui font merveille dans la décoration. L’habillement des Amish
Les Amish vivent dans ce monde, mais ne sont pas de ce monde : cette croyance les a conduits, depuis toujours, à s’habiller différemment, pour se différencier du monde et de sa frivolité.
L’obligation de n’utiliser que des tissus de couleurs unies, à l’exclusion de tous les imprimés, a déterminé plus tard l’apparence si particulière des quilts amish. Durant trois siècles, l’habillement des Amish a peu évolué. L’Ordnung en fixe les règles. Pour les dignitaires de la communauté, il est évident que les tissus imprimés mettraient trop en valeur un individualisme contraire à l’esprit amish. Aussi bien chez les hommes que chez les femmes, la coupe des habits est immuable depuis le 17e siècle, définissant bien ainsi, aux yeux du monde extérieur, l’identité Amish. En fait, l’habillement traditionnel est un comportement défensif qui permet aux Amish de mieux souligner leur différence culturelle. De plus, cet habillement uniforme renforce la conscience d’appartenir à un groupe différent. Chez les hommes, la barbe fait partie intégrante de l’apparence amish. Au siècle dernier, elle était obligatoire pour celui qui acceptait d’être baptisé. Aujourd’hui, la barbe symbolise plus le mariage que l’appartenance à l’Eglise. Exposition présentée du 8 avril au 18 juin 2006
Musée Bargoin
Les Amish et leurs quilts : Passé/Présent Département Tapis et Arts Textiles 45, rue Ballainvilliers 63000 Clermont-Ferrand Tél : 04 73 42 69 70 Horaires 10h à 12h et 13h 17h du mardi au samedi. 14h à 19h le dimanche Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 25 décembre Tarifs Plein tarif : 4,20 euros Tarif réduit : 2,70 euros (chômeurs, familles nombreuses, titulaires de la « carte vermeil » ou d’un titre de retraite, carte Cezam, et les groupes à partir de 10 personnes) Entrée gratuite pour les moins de 18 ans, les étudiants, les adhérents Citéjeune, et pour tous le premier dimanche de chaque mois. Visites commentées sur réservation : - pour les groupes, le mardi et le jeudi - pour les individuels, le mercredi, le vendredi et le samedi à 14h30 Tarif : 2,60 euros (+ entrée) Source : Ville de Clermond-Ferrand 23/04/2006
Jean philippe Tarot
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