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Le Parc de la Villette : 55 hectares de natureC'est au coeur du parc de la Villette, un des lieux les plus emblématiques des appétits culturels de ce début de siècle, qu'aura lieu la 5ème édition du salon L'aiguille en fête.
Les anciens abattoirs de la Villette, à la jonction du XIXe arrondissement de Paris et du département de la Seine-Saint-Denis, ont fait place à un complexe unique au monde qui associe, nature et architecture, loisirs et culture.
Avec 35 hectares de pelouses et de jardins qui s'étendent de la Maison de la Villette au nord, à la Grande Halle au sud, le Parc de la Villette est le plus vaste espace vert de Paris. A la lisière de la ville et de la banlieue, mêlant lieux de loisirs,d'expositions, de spectacles, de débats, il constitue un laboratoire de la démocratisation culturelle où dialoguent art et société. Il accueille chaque année plus de 4 millions de visiteurs! L'Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette (EPPGHV) est chargé de la programmation d'événements culturels ainsi que de l'entretien et de la sécurité du parc. Il dépend du ministère de la Culture et de la Communication. Sa programmation culturelle s'étend de la Grande Halle aux espaces de plein air (l'espace chapiteaux, le kiosque à musiques, la prairie du Triangle…), ainsi qu'au Pavillon Paul Delouvrier et à la Maison de la Villette. Trois autres établissements publics sont implantés sur le site de la Villette : la Cité des sciences et de l'industrie, la Cité de la musique et le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Des établissements, concédés ou conventionnés par l'EPPGHV, y développent également des activités culturelles : le Zénith, le Théâtre Paris- Villette, le Théâtre International de Langue Française, le Cabaret Sauvageet le Trabendo. DES ABATTOIRS AU PREMIER PARC CULTUREL URBAIN
Mars 1974, la mort du dernier boeuf sur le site des abattoirs de la Villette, construits en
1867 sur décision de Napoléon III, marque la fin d'une époque. En 1979, naît l'Etablissement Public de Parc de la Villette qui lance le grand projet de réhabilitation et d'aménagement des 55 hectares de friches industrielles, avec trois missions précises : • bâtir un ensemble architectural d'importance uniquement consacré à la musique • réaliser un musée national des sciences et techniques • créer un parc culturel urbain ouvert à tous. Le concours international pour la conception architecturale du parc lancé en 1982, réunit 460 équipes en provenance de 41 pays. Bernard Tschumi, architecte français d'origine suisse, l'emporte en mars 1983. Son projet répond à la triple ambition, artistique, culturelle et populaire du Parc de la Villette, un lieu où se rencontrent le passé et l'avenir, Paris et sa banlieue, la ville et la nature, l'art et la science, l'esprit et le corps… Du chantier lancé en 1980 au parc achevé de l'an 2000, voici les principales étapes qui ont jalonné la réalisation du projet de la Villette : • janvier 1984 Inauguration du Zénith • janvier 1985 Inauguration de la Grande Halle • mai 1985 Inauguration de la Géode • mars 1986 Inauguration de la Cité des sciences et de l'industrie • octobre 1987 Inauguration des premiers jardins du parc et de la Maison de la Villette • décembre 1990 Inauguration du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris • janvier 1995 Inauguration de la Cité de la musique et de la salle des concerts • janvier 1997 Inauguration du Musée de la Musique UN SIECLE DE CREATION ARCHITECTURALE
La Villette est un livre ouvert sur un siècle d'architecture écrit par une trentaine de créateurs. Un mot résume l'esprit du programme du parc, celui de rencontre. Rencontre entre les bâtiments anciens et les ouvrages nouveaux, entre l'eau, le végétal et le minéral, entre l'immense et l'intime, entre la ville et la nature…
Le parc de Bernard Tschumi Cet esprit de rapprochement a guidé le travail de Bernard Tschumi, l'architecte du Parc de la Villette, qui a articulé l'aménagement du site autour d'un triple système de points, de lignes et de surfaces. Un système de points : les folies Telles les constructions ludiques qui parsemaient les parcs et jardins royaux des XVIIIe et XIXe siècles, les folies de la Villette viennent de la façon la plus contemporaine, à la fois rythmer le parc, comme un leitmotiv architectural et l'égayer de leur vive couleur rouge, contrepoint harmonieux à la verdure des arbres et des prairies. Au nombre de 26, elles sont toutes conçues sur la base d'un cube de 10,80m de côté et disposées selon une trame régulière de 120m x 120m. Chacune d'elle est cependant unique de forme et de fonction. Certaines folies sont bordées d'une large surface minérale appelée carré de la découverte qui ont pour vocation, par la dureté de leur traitement minéral, de perturber et donc de souligner l'environnement végétal immédiat. Du point de vue architectural autant que du point de vue du visiteur, ce principe des folies constitue la spécificité première du Parc de la Villette. Un système de lignes : les circulations Ici, perpendicularité et sinuosité s'affrontent. Pour traverser le parc, deux grands axes : l'un nord-sud, la galerie de la Villette, caractérisée par sa couverture ondulée, joint au plus court les portes de Pantin et de la Villette. L'autre est-ouest, la galerie de l'Ourcq, borde le canal du même nom. Un système de surfaces : les prairies En plus de multiples jardins et aires de jeux, deux larges espaces bordés d'arbres offrent au regard l'apaisement de leurs lignes horizontales et donnent au parc toute sa respiration. Entre la Cité des sciences et la Grande Halle, les prairies du cercle et du triangle représentent à elles seules une superficie de 7 hectares de gazon pour la détente et le plaisir de chacun. En correspondance avec l'esprit résolument contemporain du lieu, Bernard Tschumi a fait appel à Philippe Starck pour le mobilier du parc (chaises, poubelles, lampadaires…). Les bâtiments, rencontre de l'ancien et du moderne Les bâtiments qui se trouvent sur le site de la Villette couvrent un siècle d'architecture, de la Grande Halle centenaire à la plus récente Cité de la musique. La Cité des sciences et de l'industrie, parallélépipède de près de 300m de long, est due à Adrien Fainsilber. Ce dernier a travaillé avec Gérard Chamayou pour réaliser la Géode, sphère de 36m de diamètre aux 6433 plaques triangulaires d'acier inoxydable poli. Le Conservatoire de Paris, lieu de formation des musiciens de demain et la Cité de la musique, avec sa salle de concerts et son musée, sont l'oeuvre de Christian de Portzamparc. Le Zénith de Philippe Chaix et Jean-Paul Morel marque, en 1984, une nouvelle génération de salles de spectacles. Le Pavillon Paul Delouvrier est l'oeuvre de l'architecte catalan Oscar Tusquets et l'aménagement intérieur du Trabendo est du au designer Kristian Gavoille. Malgré ses audaces architecturales, la Villette n'en a pas pour autant oublié son histoire. Principal trésor de ces bâtiments du passé revisités, la Grande Halle, construite en 1867 par Jules de Mérindol, est devenue en 1985 un lieu polyvalent de spectacles, réhabilité par Bernard Reichen et Philippe Robert. La Maison de la Villette, ancienne Rotonde des Vétérinaires au temps des abattoirs, réhabilitée par le trio Pierre du Besset, Dominique Lyon et Kazuroshi Morita, accueille des expositions temporaires ou des activités pour la petite enfance. Le Pavillon des Maquettes, le Pavillon Janvier, le Pavillon du Charolais (abritant le Théâtre International de Langue Française) et le Théâtre Paris-Villette sont autant de témoignages de l'histoire. DIX JARDINS A THEME
Tout au long de la promenade, se succède une dizaine de jardins. Aires de jeux, terrains plantés d'arbres, éléments sonores, ambiances aquatiques et espaces intimistes propices à la réflexion s'offrent ainsi aux envies de chacun durant trois kilomètres de promenade.
Parfois conçus, à la demande de Bernard Tschumi, par des paysagistes ou des plasticiens, ces jardins sont autant d'univers où la nature est mise en scène. Le jardin des miroirs Conception : Bernard Tschumi Planté de pins sylvestres et d'érables, il occupe 1670m2 à l'ouest de la Grande Halle, derrière la galerie de la Villette, d'où l'on remarque déjà la présence insolite de 28 monolithes de plus de 2m de haut, disposés çà et là parmi les arbres. Le jardin des vents et des dunes Conception : Isabelle Devin et Catherine Rannou Le jardin des vents et des dunes est exclusivement réservé aux enfants jusqu'à 12 ans et aux adultes qui les accompagnent. Inventif et étonnant, il rappelle les paysages maritimes, ventés et balnéaires de vacances. La ligne maîtresse du jardin réside dans le mur de voile, une structure où sont intégrés des jeux qui développent à la fois l'équilibre et la motricité de l'enfant. Eoliennes à pédale, cerfs-volants, girouettes, ponton mobile, matelas d'air entraînent les jeunes visiteurs dans des histoires qu'ils sauront s'inventer au creux des dunes. Le jardin de la treille Conception : Gilles Vexlard et Jean-Max Albert Des ceps de vigne haubanés y développent une vaste treille formant un plafond. Des plantes grimpantes ou sarmenteuses au sein même du dallage, des plantes d'ombre le long d'une allée d'arbres, y instaurent une abondante présence végétale, baignée d'une centaine de petites fontaines qui dévalent huit terrasses étagées d'est en ouest. Greffé en ce décor, un appareil sculptural créé par Jean-Max Vexlard attire l'attention. Il s'agit d'un ensemble de 7 petites sculptures de bronze, nommées appareil de visée qui permettent de lire le paysage comme guidé par les yeux de l'artiste. Le jardin des bambous Conception : Alexandre Chemetoff, Daniel Buren et Bernhard Leitner Conçu par le paysagiste Alexandre Chemetoff, ce jardin abrite, sur 3000m2, une bambouseraie et ses 30 essences qui en font la deuxième collection de France. Creusé à 6 m de profondeur, il bénéficie d'un microclimat qui le protège du vent et des bruits environnants. Un mur de 120m de longueur, face au sud, absorbe et restitue la chaleur du soleil. En ce lieu paisible, Daniel Buren a disposé des bandes alternées noires et blanches de galets au sol. Il applique également une déclinaison plus subtile de son principe sur la matière végétale, en intercalant des bambous à tronc noir avec des bambous à tronc plus clair. Plus étonnant, est à l'entrée du jardin, le cylindre sonore de Bernhard Leitner. Une structure cylindrique, de 10m de diamètre sur 4m50 de hauteur, forme une sorte de salon en plein air, cadre protégé dans lequel les espaces immatériels sont formalisés par les sonorités provenant des 24 haut-parleurs. Selon la volonté de l'artiste, les espaces sont ainsi sculptés par les mouvements du son. Le jardin des voltiges Conception : Bernard Tschumi Jardin en dénivelés, il est aménagé d'agrès (escalade, cordes…) et de jeux de mouvements et d'équilibre (disques d'équilibre…). Dans un environnement calme et ombragé, deux étranges coupoles permettent à deux personnes de se parler secrètement à voix basse tout en étant situé à plusieurs mètres l'un de l'autre. Le jardin des îles Conception : Bernard Tschumi Cet espace est parsemé de petits monticules boisés autour desquels on peut circuler librement le long d'allées pavées de galets de marbre blanc et noir. Une grande dalle de granit striée et inclinée sur laquelle s'écoule une fine nappe d'eau, reflète la lumière du ciel et les silhouettes des bouleaux et pins qui la surplombent. La nuit, de petits gyrophares de couleur verte envoient à l'entour d'étranges vagues de lumière mouvante qui plongent tout le jardin dans une bizarre ambiance sous-marine. Le jardin des équilibres Conception : Bernard Tschumi Ce vaste jardin de 2650m2 se caractérise par le nombre et la variété des essences végétales qui la composent : charmes, conifères, chênes rouvres ou rouges, pins gris argentés, tulipiers de Virginie, métaséquoias… Entre alignements et faux alignements d'arbres aux couleurs changeantes, la vision du promeneur cherche son équilibre en s'accrochant ça et là aux repères que proposent des bancs de granit ou de grands cerfsvolants métalliques. Deux passerelles surplombent cet étrange paysage et, la nuit, l'éclairage y dessine encore une ligne supplémentaire et mystérieuse. Le jardin des ombres Conception : Ursula Kurz Dernier-né des jardins du Parc de la Villette, le jardin des ombres est situé face au jardin des équilibres, au sud du Zénith. Il se fait remarquer par son sol minéral constitué de grandes dalles préfabriquées intégrant des éclats de marbre blanc. Des espaces densément plantés avec 35 arbres et de nombreux massifs d'arbustes d'essences variées offrent de larges zones d'ombre. D'une surface de 720m2, il est structuré par des alignements de bancs, au nombre de 46, s'intégrant dans la trame des dalles. Avec son éclairage vert, ce jardin prend une allure très particulière la nuit et les spectateurs du Zénith profitent de ses nombreux bancs. Le jardin des frayeurs enfantines Conception : Bernard Tschumi Voici un autre lieu magique où le sonore est mêlé au végétal pour inviter à une visite intérieure des forêts imaginaires qui hantent les souvenirs d'enfance. Une allée unique et rectiligne partage une forêt d'épicéas bleus et de bouleaux dont les longues ondulations au sol sont tapissées de lierre sombre. Le long de cette allée, 18 bornes métalliques diffusent une musique, conçue par Caroline Voss et Arnaud Devos qui illustre l'univers des frayeurs enfantines. Le jardin du dragon Conception : Bernard Tschumi et François Ghys Jouet géant de 80m de long, sans compter une langue de 26m formant un toboggan, cette structure de bois et de métal occupe un terrain de 4000m2 séparé en trois zones. La première en contrebas, sert de réception au toboggan. La seconde est une zone d'attente et de repos, le long du corps du dragon, et la troisième, à l'autre extrémité de la bête, est équipée de balançoires et bascules. Partout, plans inclinés, murets verticaux et surfaces horizontales composent un paysage mouvant, rythmé par la variété des essences qui le peuplent : sapins bleus, copalmes ou féviers d'Amérique. Ainsi les amoureux de la nature et des végétaux trouvent leur bonheur au Parc de la Villette. Un effort particulier a été fait pour y représenter de nombreuses espèces végétales : platanes centenaires, tilleuls à feuilles argentées, chênes palustres, hêtres, aulnes, frênes pyramidaux, féviers gleditschia, liquidambars, ginkgo, saules caprea… LA VILLETTE, MODE D'EMPLOI
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès 75019 Paris Comment s'y rendre En métro : Porte de Pantin En bus : lignes 75, 151, PC2 et PC3 pour la Porte de Pantin En voiture : accès direct par le périphérique, sortie Porte de Pantin Information Folie Information Villette située à l'entrée du parc, porte de Pantin tous les jours, de 10h à 19h Renseignements : 01 40 03 75 75 http://www.villette.com Dans la même rubrique :
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