Ina Statescu présente : "Histoires d'amour en dentelle"Ina est incorrigible… On ne peut pas la retenir ! Il suffit de lâcher un mot comme "dentelle" pour qu'elle s'enflamme. L'instant d'après, là voilà qui s'enferme dans son atelier… Et le rêve prend forme sous ses doigts merveilleusement agiles
Pour l'Aiguille en Fête, elle s'est perdue dans les arcanes de la dentelle. Elle a peuplé ses songes de tulle immatériel, dans un entrelacs de transparences elle a accroché des perles de brume et fait se rencontrer des anges libellules sortis tout droit d'un conte roumain…
Chaque oeuvre se lit comme un conte
Poursuivant leur chemin, ses doigts de fée croisèrent les mailles d'un filet… Mille papillons auraient pu s'y laisser prendre, elle en fit des nichoirs. Un rouge-gorge au doux plumage y trouva refuge. Laissant la composition en suspens dans l'espace, elle nous donna, subtile délicatesse de l'esprit, l'impression que nous étions capable d'imaginer la suite de l'histoire… Et, de fait, chacun peut y lire une légende différente.
Une petite fille habitée par l'envie de créer…
Ainsi va Ina Statescu, maîtrisant toutes les techniques, mêlant tous les matériaux au fil des besoins impérieux de son imaginaire.
Mais laissons la revenir elle-même sur ses sources… "Chacun de nous a ses envies, ses passions, ses préférences. Toute petite, j’ai été attirée, séduite, fascinée par la couleur, le tissu, le fil. Aujourd’hui, quand j’y songe, je ne peux oublier les bêtises auxquelles je me livrais autrefois : quand ma mère achetait, pour elle, une jolie robe, je la découpais fébrilement afin d’habiller mes poupées , mon chien, mes chats… Dans les rideaux, dans les draps de la maison familiale, j’ai sculpté des robes pour ma sœur et pour moi… J’ai toujours, en effleurant le moindre morceau de tissu, l’impression qu’il me parle. Les yeux grand ouverts, j’écoute, je voyage, je rêve. Qui mieux que la matière peux évoquer les générations passées ? Qui mieux qu’elle, plus tard, parlera de notre présent ? La Roumanie, c’est mon magnifique pays d’origine où vivent toujours de grandes traditions de broderie : là-bas, les femmes savent aussi aimer, travailler, chanter, broder. Là, j’ai appris à rehausser les tissus." Une véritable alchimiste, selon Catherine Azzaro…
" Un jour, raconte Catherine Azzaro, alors que je recevais de nouveaux fournisseurs chez Loris Azzaro Couture, une femme douce, souriante à l’accent chantant s’est présentée à moi. Elle a sorti de son sac de petits tableaux faits de mille petits morceaux de tissus et galons assemblés. Elle m’a demandé si je pensais pouvoir en faire quelque chose.
Si je pensais pouvoir en faire quelque chose ! De ces merveilles sont nées des robes dont les noms : Icône, Troïka… sont inspirés des origines de Georgeta. Cette femme extraordinaire nous a emmenés dans son univers fait de couleurs subtiles savamment dosées. Tel un alchimiste qui compose son mélange, elle fait de simples morceaux d’étoffes de sublimes Œuvres d’Art. Une robe qui contient une Broderie de Georgeta Statescu, ne devrait pas être portée, mais admirée au même titre qu’un tableau. Avec distance et respect." Pour en savoir plus
Rendez-vous sur son site, il se décline comme une tendre rêverie…
www.ina-statescu.fr/ statescu@hotmail.fr 02/02/2011
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