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Immersion totale dans l'univers du Kogin à L'Aiguille en Fête 2008 avec Hisako Kamata

Du Tsugaru Kogin-zashi pratiqué il y a bien longtemps par les paysannes japonaises à l'irruption de ces formes géométriques pures dans des oeuvres artistiques contemporaines, il y a un beau et long chemin qu'Hisako Kamata nous présente...



Immersion totale dans l'univers du Kogin à L'Aiguille en Fête 2008 avec Hisako Kamata
Tsugaru Kogin est une broderie pratiquée à Tsugaru, dans le Nord du Japon. Le principe est on ne peut moins compliqué : sur du lin, teint à l'indigo, on brodait des formes géométriques avec du fil en coton blanc.

Le dessin de base est très simple et pourtant, ces broderies comptent parmi les plus belles du Japon.

Il y a bien longtemps, durant la période d'Edo, les fermières de la région de Tsugaru n'avaient pas le droit de porter des vêtements en coton. C'est pour cette raison qu'elles s'habillaient avec du lin !

Il existe de nombreux motifs Kogin, mais ce sont toujours des dessins horizontaux, avec des formes géométriques.

A l'époque, dans la région de Tsugaru, on enseignait cette broderie aux jeunes filles de 7 à 8 ans. Rapidement, elle devint très populaire car les gens appréciaient beaucoup les caractéristiques de ce travail.

Cependant, à la fin de l'ère Meiji, au tout début du 20ème siècle, grâce au développement du chemin de fer, des tissus brodés ou teints se répandirent un peu partout dans les campagnes japonaises. Cette déferlante faillit coûter la vie au Kogin qui prenait trop de temps à fabriquer et n'était décidemment plus rentable. Vers 1920, le kogin avait presque complètement disparu.

Il fallut attendre le début de l'ère Showa, en 1925 très précisément, pour que Soetsu Yanagi fonde avec quelques amis artistes le mouvement Mingei qui éclaira d'une nouvelle lumière l'esthétique si particulière du Kogin.

Ses motifs géométriques traditionnels font maintenant partie du vocabulaire recherché par les artistes japonais contemporains.

SAVOIR FAIRE ET DEMONSTRATION...
Tous les jours, Hisako Kamata livrera au public les dessous de la technique très particulière du Kogin sur son espace d'exposition.

Motif traditionnel de broderie Kogin réalisé par Hisako Kamata
Motif traditionnel de broderie Kogin réalisé par Hisako Kamata

Exemple d'adaptation de broderie Kogin réalisé par Hisako Kamata
Exemple d'adaptation de broderie Kogin réalisé par Hisako Kamata

VERSION ANGLAISE : Complete immersion in the world of Kogin with Hisako Kamata

Hisako Kamata will introduce the long and beautiful history of the world of Tsugaru Kogin-zashi, an art practised a very long time ago by the Japanese when these pure geometric shapes suddenly appeared in contemporary works of art…

Tsugaru Kogin is a type of embroidery practised in Tsugaru, in northern Japan. The idea is fairly simple: geometric patterns are stitched on to indigo blue linen with white cotton thread.

The basic design is very simple and yet this embroidery is some of the finest produced in Japan.

A very long time ago during the Edo period, farmers in the Tsugaru region were not allowed to wear cotton clothes. This is why they used to wear linen!

There are many Kogin designs, but they are always horizontal with geometric patterns.

In the old days, this type of embroidery was taught to young girls of 7 to 8 years of age in the Tsugaru region. It quickly became very popular because people really appreciated the characteristics of the work.

However, during the Meiji period at the beginning of the 20th century, embroidered or coloured fabrics spread all over the Japanese countryside. This surge brought an end to Kogin, which took too long to make and was no longer viable. By 1920, Kogin had all but disappeared.

However, at the beginning of the Showa period, when Soetsu Yanagi set up the Mingei movement in 1925 with some artist friends, Kogin was finally bathed in a new light.

Its traditional geometric patterns now form part of the vocabulary used by modern Japanese artists.



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