Cet été, découvrez le « Stumpwork »

Les trouvailles de Brentano’s par Valérie Lejeune

En anglais, le mot “stump” évoque un reste, un rogaton, un petit bout de quelque chose. En matière de fil, le vocable « stumpwork » pourrait se traduire par « broderie en relief ». Savant mélange de broderie et de dentelle à l’aiguille, cette technique oubliée qui revient sur nos tambours est une auberge espagnole.



Cet été, découvrez le « Stumpwork »
On y trouve de tout, des points traditionnels, de l’appliqué, comme dans les quilts américains, un petit peu de boutis, un zeste de broderie blanche. On y trouve surtout une diversité époustouflante qui permet à l’imagination de voguer à l’aise sur les traces de nos ancêtres.

C’est en effet au milieu du XVIIème siècle que le Stumpwork connut, en Angleterre notamment, ses heures de gloire.

Les jeunes filles sages brodaient à l’époque, des jardins extraordinaires ou s’ébattaient des princes vaillants, des dragons terribles et des ruisseaux bleus. Plumes tombées, perles, fils de lin, de soie, de coton ou de laine, rubans, crins de chevaux, cheveux de l’aimé, billes ou sequins, tout leur était bon pour créer, du bout de l’aiguille, l’illusion poétique.

Tendues ensuite sur un cadre, leurs chefs d’œuvre, naïfs et fragiles trouvaient le plus souvent leur place dans des petites vitrines dont on ornait l’entours d’un cadre précieux.

Cet été, découvrez le « Stumpwork »
L’époque n’est plus la même et les sujets qui nous tiennent à cœur sont bien différents. Mais la technique demeure, simplifiée, enrichie, révélée par des créateurs contemporains qui n’hésitent pas à nous livrer leurs secrets.

En témoignent ces trois livres glanés chez Brentano’s, dans la caverne d’Ali-baba que ce libraire de l’avenue de l’Opéra à Paris réserve à celles qui ont des fourmis dans les doigts. Le premier, « Beginner’s guide to Stumpwork » permet à Kay Dennis d’exposer de façon très didactique mais très complète les techniques de base et le matériel requis. Branches fleuries, abeilles et papillons vous initieront tout en vous faisant découvrir que l’affaire n’est pas si difficile qu’on croit.

Le deuxième, « Stumpwork figures » du même auteur qui, pour la circonstance a requis l’aide de son mari, (lui aussi fana de cette technique) explore l’univers des personnages et la façon de représenter vêtements, visages, corps, coiffures ou accessoires.

Le troisième ouvrage, « Stumpwork book » est dédié aux fleurs et aux fruits et nous vient du Japon. On peut trouver « kitsch » les modèles présentés qui sont, il est vrai, parfois un peu gniangnian, mais la grande force de l’ouvrage, comme tous les manuels nippons est de proposer, dans les pages pratiques, des explications tellement parlantes, des pas-à-pas photographiques tellement malins que l’on comprend tout d’un seul regard.

Essayez cet été entre plage et parasol et surtout, n’hésitez pas à nous montrer vos merveilles !

"Beginner’s guide to Stumpwork" de Kay Dennis. Search Press Needlecrafts. 82 p. 17,3 euros
Stumpwork figures” de Kay et Michael Dennis. Search Press Needlecrafts. 66 p. 17,10 euros
Stumpwork Book” de Noel Taylor. Satchi editions. 100 p. 31 euros

Si vous n’êtes pas à Paris, vous pouvez commander ces livres chez Brentano’s en téléphonant au 01 42 61 52 50 ou par Internet : www.brentanos.fr


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